Comprendre les chiffres
Les cinq chiffres, un par un.
Le Bon Grossissement
Deux nombres sur le pont, et tout le reste à deviner. Tournez les molettes : le calcul se fait devant vous, et ce qui ne se calcule pas est dit clairement.
Sur une paire de jumelles, deux nombres sont gravés : le grossissement et le diamètre de l'objectif. Tout le reste se déduit, se lit sur la fiche, ou ne se sait pas. Ce site fait la différence entre les trois, et il la fait devant vous.
La pupille de sortie est le diamètre du faisceau lumineux qui sort de l'oculaire et entre dans l'œil. Elle vaut le diamètre de l'objectif divisé par le grossissement, et elle n'est presque jamais imprimée sur l'instrument. C'est pourtant elle qui explique pourquoi deux paires qui se ressemblent ne se comportent pas pareil quand la lumière baisse.
La pupille de l'œil humain se dilate entre 2 et 7 mm selon la luminosité ambiante. Si le faisceau qui sort de l'instrument est plus étroit que cette ouverture, une partie de ce que l'objectif a capté n'entre pas. Le calcul tient en une division, et l'outil du haut de page la refait pendant que vous tournez les molettes.
Le champ de vision, lui, ne se déduit pas du couple grossissement fois diamètre : il dépend de l'oculaire et se lit sur la fiche du modèle. Un site qui vous annonce le champ de vision d'un 8x42 invente un chiffre. La seule chose que nous en faisons est une conversion d'unité, publiée par optique-pro.fr : un degré d'angle réel vaut 17,5 mètres de champ à 1 000 mètres.
Même chose pour le tremblement. Plus le grossissement monte, plus les mains se voient dans l'image, et plus le cercle de vision se referme. Aucun seuil chiffré sérieux n'existe pour dire à partir de quand cela devient gênant. Alors nous ne le chiffrons pas : nous le montrons, molette en main.
Elles sont calculées ici, en clair, pour les huit formules que le site publie. Aucune autre grandeur chiffrée n'apparaît nulle part sur ce site.
| Formule | Pupille de sortie | Indice crépusculaire |
|---|---|---|
| 7x50 | 7,14 mm | 18,7 |
| 8x25 | 3,12 mm | 14,1 |
| 8x32 | 4,00 mm | 16,0 |
| 8x42 | 5,25 mm | 18,3 |
| 10x42 | 4,20 mm | 20,5 |
| 10x50 | 5,00 mm | 22,4 |
| 12x50 | 4,17 mm | 24,5 |
| 20x50 | 2,50 mm | 31,6 |
Si vous savez déjà pour quoi faire, partez de l'usage : la situation impose le grossissement bien plus sûrement que le catalogue. Si vous avez une fiche produit ouverte et deux nombres sous les yeux, partez de la formule. Si vous voulez comprendre ce que désigne chaque terme, les pages d'optique les prennent un par un.
Et si vous cherchez un microscope, sachez tout de suite que rien de ce qui précède ne s'y applique : le grossissement d'un microscope se lit autrement, et ni la pupille de sortie ni l'indice crépusculaire n'y ont de sens. Nous le disons dans la rubrique qui leur est consacrée.
Les cinq chiffres, un par un.
Ce que la situation impose aux deux nombres.
Une page par couple, calculs à l'appui.
Un instrument où aucune des deux formules ne s'applique.
La méthode, dans l'ordre où elle sert.